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De l’importance de rédiger sa notice et son mémoire en tenant compte de la réalité …

Beaucoup de candidats font malheureusement l’erreur de se contenter de lire et de copier des modèles de notice et d’en suivre la trame, sans tenir compte du véritable objectif du mémoire DEC et de la réalité.
1 – Le véritable objectif du mémoire DEC D’emblée, je présenterai cette analyse comme une réflexion personnelle, après avoir lu des centaines de rapports et accompagné des centaines de candidats. Quand je demande aux candidats :  « Pour vous, quel est l’objectif du mémoire DEC ? » ou bien « Qu’avez-vous retenu de vos formations concernant les objectifs du mémoire DEC ? », j’entends toujours les mêmes éléments de réponse : mettre en avant et partager des connaissances particulières et en faire profiter la profession, ou proposer des apports à la profession.  Ce n’est pas faux, mais on sent un manque de précision : les candidats ne savent pas comment matérialiser cet objectif. En ce qui me concerne, l’objectif du mémoire DEC est : «  aider les cabinets d’expertise comptable à être plus performants ». En effet, il est important que le jury et la profession comptable puissent réellement tirer parti de votre mémoire, que toutes les parties prenantes sortent gagnantes du parcours. N’oubliez pas que le jury consacre plusieurs jours sur votre dossier : pour lire la notice, relire, rédiger le rapport, le relire, lire et analyser le mémoire avec les annexes, préparer la soutenance et y assister, etc. Or, le temps, c’est de l’argent. Il ne faut pas que le jury ait l’impression d’avoir perdu son temps en lisant le mémoire. C’est cette réalité qui échappe à beaucoup de candidats. Il ne s’agit pas tout simplement de viser une note. Comment donc  «  aider les cabinets d’expertise comptable à être plus performants » ? De façon générale, il faudra que vous aidiez les experts-comptables et leurs cabinets à : – développer leur chiffre d’affaires : d’où l’importance de mettre les données statistiques pour rassurer le lecteur sur l’existence d’opportunités de mission. Il faudra aussi fournir des conseils et des outils pour aider à obtenir ou à vendre la mission. – être rentable : il faut que la mission soit traitée dans un délai optimal, pour pouvoir passer à une autre mission et faire rentrer de l’argent. Il faut donc apporter le pack le plus complet possible d’outils opérationnels. Un des intérêts de l’accompagnement. – se sentir en confiance : il faut qu’après avoir lu le mémoire, ils se sentent suffisamment en confiance pour aller saisir cette opportunité de mission : d’où l’importance de mettre le maximum d’illustrations pratiques pertinentes : des mini-cas et cas illustratifs, issus du terrain. Bref, il faut que vous montriez « à quelle sauce ils seront mangés » une fois sur le terrain. Il faut que la notice montre que cet objectif pourra être atteint et, bien entendu, le mémoire encore plus. Avoir un bon coach DEC maximisera votre chance d’atteindre cet objectif.  Bref, sachez que cela n’intéresse pas le jury de perdre plusieurs jours de leur vie à faire de la « masturbation intellectuelle », comme ils ont aussi leurs activités professionnelles à développer et une vie personnelle !
2 – Votre bibliographie pourrait être plus importante que votre mémoire Comme expliqué précédemment, le jury doit consacrer plusieurs jours sur votre dossier. Mais, en ce qui me concerne, sauf si le mémoire déposé en vaut la peine. La bibliographie peut déjà aider à savoir si c’est effectivement le cas ou non. Or, beaucoup de candidats pensent que : comme la bibliographie vient en dernier, ce n’est pas grave si on n’y apporte pas une grande importance. Il y a donc des bibliographies dans des mémoires (qui n’ont pas été validés) qui ne comptent que deux pages : la moitié, textes de loi et sites internet, et l’autre moitié, à peine une vingtaine de références (articles, ouvrages, mémoires, etc) qui datent d’il y a cinq ans pour la plus récente et la majorité des années 2010. Qu’est-ce que le jury pourrait se dire dans ce cas ? : – que le candidat n’a pas fait suffisamment le tour du sujet : il est fort possible, pour ne pas dire certain, qu’il ait oublié des critères ou paramètres importants dans ses analyses et recommandations ; – que ses conseils et ses recommandations ou autres apports sont datés. Par conséquent : – si j’utilise ces recommandations et conseils, je vais être ridicule face aux clients (je risque donc de perdre plusieurs clients/clients potentiels), – si je valide ce mémoire, je mettrai aussi mes confrères dans cette position. Bref, ce travail n’est pas digne de confiance, je vais lire que – disons 5% – de ce mémoire ! Inutile de perdre plus de temps ! Au final, même si le candidat a fait du très bon travail et qu’il a bâclé sa bibliographie, tous ses efforts n’auraient servi à rien, comme le jury a déjà une certaine note dans sa tête et qu’il a très probablement une opinion toute faite avant la soutenance (une note de 7/20 peut-être ?). La bibliographie qui ne compte que 6 pages en moyenne, certes, pourrait donc être plus importante que les 200 pages et même plus (avec les annexes) qui suivent. Vous comprenez maintenant pourquoi on propose notre aide pour vous aider à trouver des thèses et articles scientifiques : il faut montrer que vous êtes un expert du sujet ! Pour autant, il ne faut pas non plus tricher en mettant des références qui n’ont pas été lues, le jury le saura. Les auteurs apportent en effet une certaine valeur ajoutée dans leurs travaux, et il serait bizarre que vous ne parliez pas d’une valeur ajoutée centrale d’une référence, directement en lien avec votre sujet, dans votre mémoire DEC. Le mensonge ne sera pas pardonné !
3 – Viser un bon 4.1 ! Quand vous rédigez la notice, ne visez pas tout simplement un 4.1. Faites plus. Visez un bon 4.1, pas « tout simplement » un 4.1. En effet, avoir un 4.1 ne veut pas forcément dire que le plan proposé est (le plus) adapté, mais on n’attend pas non plus la perfection, qui n’existe pas. Pourquoi ? D’abord, du côté du jury : parce qu’il est impossible de trouver à chaque fois un jury spécialiste du sujet, pour chaque sujet. S’il fallait faire cela, il faudra trouver des milliers d’évaluateurs/de jurys et la soutenance ne sera possible que dans trois ans ! Aussi, il est tout à fait possible –  comme le jury ne connaît pas les problématiques récentes soulevées par le candidat, ou le secteur, …-  que le jury prenne d’abord connaissance du sujet à la lecture de la notice. Ce sera à la lecture du mémoire que le jury aura le recul nécessaire et pourrait  alors se dire que le candidat aurait dû faire ceci ou cela, rajouter ceci ou cela, … Ainsi, à la soutenance, au vu des critiques formulées, beaucoup de candidats ne comprennent pas pourquoi ils ont eu alors un 4.1 (voir les forums). D’ailleurs, beaucoup de candidats, qui ont échoué, ont reçu une recommandation particulière : celle de refaire une notice ! Ensuite, du côté du candidat : comme parfois certains se contentent de copier des modèles, en tout cas ne procèdent pas comme il faut, ils déposent une notice qui ne leur convient pas, au final. C’est lors de la rédaction du mémoire que certains candidats se rendent compte alors qu’ils auraient dû rajouter une section voire un chapitre sur ceci, reformuler le titre comme cela, que la première partie était trop théorique, que la problématique n’était pas correctement formulée…. Beaucoup se sentent alors emprisonnés par le plan déposé. A la soutenance, comme ils ne sont pas eux-mêmes convaincus de leur approche, ils ne sauront pas bien défendre leur travail.
4 – Le plan du mémoire n’est pas une liste de courses : définissez bien votre problématique ! Beaucoup de candidats font l’erreur de définir leur plan à l’issue des recherches documentaires seulement, sans avoir défini clairement après la problématique. Il manque alors un véritable fil conducteur et on n’arrive pas à cerner, à la lecture du plan, l’objectif du mémoire. On a l’impression de lire une liste de courses avec, dans le panier, une liste des éléments utiles (pour le développement) ! Si vous regardez le rapport que l’évaluateur doit remplir, vous trouverez pourtant que le premier élément qu’il va regarder, avant de s’intéresser au plan, est le choix et la formulation d’une problématique. Il faut que le plan proposé converge vers l’obtention de réponses à cette problématique.  Pour que cette problématique soit claire et concise, formulez-la sous forme interrogative. On saura que l’objectif de mémoire sera de répondre à cette question. Néanmoins, avant de trouver cette problématique générale, il aurait fallu dégager des sous-problématiques qui puissent permettre de mener vers des apports théoriques, techniques et professionnels. En ce qui concerne la formulation de votre problématique générale, il faudra éviter de commencer par exemple par « Quels sont … », car l’objectif de votre mémoire serait alors de citer seulement des éléments de réponse,  ou encore par « Pourquoi…. », car vous vous contenterez alors d’étudier les causes. A noter que si le choix et la formulation de la problématique ne sont pas satisfaisantes pour le jury, il est fort possible que tous les critères – pour évaluer la pertinence du plan proposé – qui viennent après ne le soient pas non plus. Car un plan qui ne répond pas à une problématique claire, c’est un plan qui, si je caricature, ressemble à une liste de courses !
5 – Ne négligez pas la méthodologie. Comme expliqué précédemment, avoir une bibliographie riche, pertinente, bien présentée est primordiale. J’insiste aussi sur la présentation, car ce point est tellement important qu’il y a même des normes ISO sur la présentation des références bibliographiques. Pour le DEC, il faudra bien respecter les consignes du jury. La bibliographie est – seulement – une des matières premières pour élaborer le produit fini, qui est le mémoire. Or, avant de s’intéresser au produit fini, le jury s’intéresse d’abord aux matières premières. Il est impossible d’avoir un produit fini de bonne qualité, si vous n’avez pas des matières premières de bonne qualité. Montrez que vous avez des matières premières de (très ) bonne qualité. Puis, montrez que vous avez aussi élaboré un produit fini digne du diplôme DEC. Ce que nous avons observé, c’est que les candidats – en tout cas la majorité – choisissent des sujets qu’ils connaissent très bien sur le plan technique. Logique ! Les lacunes résident pour la plupart sur le plan méthodologique, ç’est-à-dire comment mettre en avant les apports ? Surtout face à un jury qui n’a peut-être pas plusieurs jours à consacrer sur votre dossier et lira en diagonale (attention, je ne dis pas que tous les jurys lisent en diagonale, mais c’est un risque à ne pas écarter). m dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.